SEXPLAYERS

Wendy Delorme

Félicitation à my lovely sister fem blonde Wendy !

Comme j'ai ri en lisant ton livre !

C'est un peu l'histoire de " LA FAMILLIA " ...

"Quatrième Génération" un récit-roman-manifeste par Wendy Delorme.
Paru le 2 novembre, éditions Grasset.

A LIRE D' URGENCE ! 


" Universitaire de 28 ans, cette lesbienne militante et performeuse défend surtout la fabrication de soi.

Wendy est une self-made woman. Elle se fait toute seule, jour après jour. Elle n'a pas encore 30 ans, mais son parcours est si riche qu'il faudrait à beaucoup d'entre nous plusieurs vies pour le découvrir. Et plusieurs vies, c'est ce qui la définit. Résumons : Wendy est à la fois doctorante et prof à Paris-IV en sciences de la communication, gouine militante, écrivaine, comédienne de show «néoburlesque», auteure de guide sur la sexualité, actrice de films X lesbiens expérimentaux."

Portrait Libération le 21 novembre 07

ps : Je sais bien que dans les articles doivent parfois simplifier , mais juste je précise que One Night Stand n'est pas un film x lesbien , mais un film QUEER (lesbien ET trangenre ) !


ONS staff



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GaeL [Sex Player]


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J?ai participé à ce projet tout simplement parce que j'avais envie de baiser avec Ali, devant une caméra, devant des personnes que je ne connaissais pas, avec quelqu'une qui m'excite.
Parce que c'est important de visibiliser d'autres sexualité, d'autres corps, ma sexualité, mon corps, de le confronter au regard des autres, de visibiliser ce que la pornographie straight ne connaît pas, n'envisage même pas, loin de la facticité de la sexualité mécanisée et scénarisée des pornos hétéronormés.
Parce qu'un porn lesbien et queer, fait par des lesbiennes et des transgenres ouvre une espace de création d'images, d'autres images qu'une sexualité lyophilisé de la pornographie standardisée et aussi parce que la/les pornographie/s lesbiennes, queers, trans n'existent pas ou trop peu.
Parce "nos" images me manquent, parce que j'ai envie de travailler, participer, réfléchir sur cette création pour moi, pour d'autres.
Parce que montrer son cul, mouiller son jean, jouir, s'impliquer dans cette aventure: c'est politique, c'est une démarche consciente, une volonté de faire vivre mes désirs, mes fantasmes, mon identité, ma transidentité.
Parce qu'Emi propose une ouverture sur des images qui font partie de ma construction, de nos constructions sexuelles et identitaires.
Parce que j'avais envie de donner une part de l'intimité de ma chair.
Parce que ma scène, notre scène avec Ali n'avait pas été prépensé par une tierce personne, parce qu'on avait tout les champs des possibles devant nous.
C'était important de me jeter avec Ali dans cette scène sans avoir baiser avant, sans savoir où nous allions, pour donner un instantané d'une première rencontre entre deux indivudu'e's.

Je ne sais pas ce que je pense de cette scène, juste j' y ai pris beaucoup de plaisirs, sur l'instant et que ce plaisir m'a suivi toute la soirée.
J'ai aimé la complicité qui s'est installé entre Ali et moi, nos désirs crus, notre envie d'en rire après avoir baisé.

Maintenant, quasiment un mois après, je suis impatient de voir le film dans son ensemble, fini, monté, avec le regard d'Emi, ses choix sur notre scène.
Je suis curieux de voir ce qu'elle en a retenu et ce qu'elle a décidé d'en montrer.
Je suis content d'avoir participer à la réalisation de ce porn qui montre, explore, met à nu des sexualités lesbiennes et queers, des corps lesbiens et transgenres.
Je vis cette scène comme un instantané de ma vie, de mon quotidien...juste une bouteille jeté à la mer, pirate forever.

Ophé SEX PLAYER]

J'ai envie de soutenir Emy dans son projet complexe face aux moralisateurs du dimanche et aux critiques de ceux qui restent dans l'inertie.
Elle sait capturer la beauté qui est en nous, j'ai confiance en elle.
J'aime les filles qui bougent, qui font avancer les choses peu importe les moyens.
Ensuite il y a d'autres raisons personnelles qui sont de l'ordre du fantasme
de ma relation actuelle avec ma partenaire et de mon petit côté exhibitionniste.


So I'm happy to be part of it.

Sony [psy ] ......[kopat]


Devant l'hécatombe de psychodrames , le staff de ONS a décidé d'engager une Psy , c'est SONY !
Venez-vous allonger sur son divan ...
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Tcharly [ SEX PLAYER ]


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Mais qui est Tcharly ???
Si vous le découvrez vous gagnez le droit de tourner avec !

Bon apparement vous etes nombreuses à avoir trouvé la réponse, car notre pauvre tcharly se fait harceler par des dizaines de groupies depuis que j'ai écris ce post .
Résultat, elle ne passe plus une seule nuit seule et est au bord de l'épuisement physique !


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Les raisons pour lequelles j'ai tourné :
J'ai eu tellement d'histoires de cul, que quitte à en avoir une de plus, autant qu'elle serve une bonne cause. J'ai énormément d'estime et d'admiration pour le travail d'Emy. Je ne suis pas sure que je l'aurais fait pour quelqu'un d'autre. J'ai une totale confiance en elle, j'ai donc pu dépasser mes "petits complexes". Je pense que le film définitf sera superbe..
De plus, Emy, et ben, c'est une de mes Angels!!!! ;-))

Le déroulement :
Au tout début du tournage, je crois que j'ai bien failli être prise d'un fou rire énorme. Heureusemenent, la sensualité de ma partenaire m'a vite fait oublier la présence de la caméra. J'ai pris beaucoup de plaisir à faire cette scène.

L'après-tournage :
Le lendemain du tournage, je n'avais pas encore réagi que "ça y est, je l'avais fait!". Au début, ça fait un peu bizarre... Mais aujourd'hui, je suis fière d'avoir participé à cette aventure. Une façon de militer, d'aider les artistes comme Emy..
De dire aussi que 2 femmes ensemble, c'est beau!!

Wendy [SEX PLAYER]


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Je participe à ce projet pour deux raisons :
parce que c'est la réalisation d'un FANTASME
et parce que c'est un ACTE MILITANT.

Un fantasme :

J'ai toujours rêvé de tourner dans un film porno lesbien ou queer. Parce que j'aime baiser, parce que j'aime être baisée, parce que je pense que c'est important de revendiquer ça en tant que lesbienne fem et queer, parce que la sexualité est un champ d'exploration et d'expérimentation. Parce que très rares sont les films porno dans lesquels je me suis reconnue, parce que le porno hétéro ne montre pas des lesbiennes on le sait, et que les pornos lesbiens sont rares, et qu'ils sont pour la plupart simplement "fleur bleue" et érotiques, pas porno.

Un acte militant :

J'ai été longtemps en quête de personnages et de scènes auxquels m'identifier, jusqu'à ce que je voie les films de Maria Beatty et les productions de Dirty Pillows (notamment Pornograflics). Maria Beatty montre du SM lesbien très esthétisé, et ce n'est pas cette façon de filmer qui correspond à ce que j'aime, mais en tout cas elle montre du SM lesbien, et ses personnages sont puissantEs, physiquement, avec des hanches et des seins, et un puissance dans le geste aussi que je trouve belle et forte. L'esthétique des films de Dirty Pillows me parle plus, parce que ça montre la chair dans toute sa vérité, les filles ne sont pas belles selon les normes hétérocapitalistes, elles sont excitantes selon leurs critères à ELLES, lesbiennes, fems, butches, trans, elles-elles et elles-ils baisent VRAIMENT, et n'hésitent pas à s'approprier des codes qui jusque-là étaient associés à la sexualité hétéro (scènes de domination entre des filles dont l'une a tous les codes de la féminité et l'autre des codes de masculinité, pénétrations, fellations de gode, etc).

Pour moi c'est un geste fort, artistiquement et politiquement, de montrer ça : des lesbiennes et des transboys qui baisent, crûment, qui n'ont pas peur de se montrer dans toute leur vérité.

Quand j'ai commencé à m'intéresser au SM, je me suis rendue compte qu'il n'existait pas ou peu d'images auxquelles je pouvais m'identifier, et pas (plus) d'association lesbienne SM à Paris.

Tourner dans ce film est pour moi l'occasion de dire qu'on peut être lesbienne, féministe radicale, pro-sexe, fem, SM, tout ça à la fois et le tout en étant cohérente et fière de ce que je suis. Parce que les premières politiques féministes lesbiennes, en voulant déconstruire la norme héréosexuelle, se sont imposées des normes sexuelles à elles-mêmes (en rejetant les relations domination/soumission, les godes, la pénétration, etc.). Ces politiques ont eu un impact fort et important pour les lesbiennes qui ont pu s'affirmer et constituer des mouvements identitaires, mais je m'inscris pour ma part dans une démarche pro-sexe, PARCE QUE LA SEXUALITE EST LA RAISON PREMIERE DE NOTRE DIFFERENCE.

Et c'est ce que font EMILIE JOUVET, Kael T. Block, et quelques rares autres artistes queer à l'heure actuelle : replacer la question des identités non-straight au coeur de la première raison de notre différence : la SEXUALITE, en montrant des sexualités lesbiennes et queer diverses, dans leur réalité.

Pour moi il est important de montrer la diversité des sexualités lesbiennes et queer : nous ne sommes pas toutes adeptes du vanilla sex sentimental.

Réaliser un fantasme (tourner dans un porno lesbien) et s'affirmer dans une démarche de fierté identitaire (lesbienne-SM-pro-sexe-féministe), voilà les deux raisons qui ont fait que ce projet est pour moi quelque chose d'enthousiasmant, et je souhaite qu'il soit perçu comme tel par toutes celles et ceux qui le verront.

Le tournage de ma scène :

La première scène a été tournée dans une soirée fétichiste à Paris, avec Kael, Emilie, et ma partenaire, Maîtresse EVA. C'était quelque chose de fou, de drôle, et de dingue (Kael et Emilie se sont fait virer violemment par le videur de la soirée après une heure de tournage, parce qu'il n'avait pas saisi que Eva et moi avions accepté d'être filmées, et par peur que d'autres personnes de la soirée soient filmées à leur insu, je pense).

Nous sommes sortis de la soirée en état d'euphorie et de choc, et avons regardé les rushes à 5 heures du matin dans un café place Clichy. Beau moment d'intimité entre nous quatre, sensation de faire un truc fort avec des gens qui sont dans une démarche super engagée.

Eva et moi avons passé une heure sur des marches en béton, dans des positions improbables, nous étions filmées à la lampe de poche. Excitation, fous rires ("Mais où est le gant en latex ?". "Eva, lève la jambe de Wendy pour que je puisse filmer la pénétration". "Merde, j'ai jamais attaché de harnais à personne, comment on s'y prend ?". ") Et 50 personnes complètement fascinées amassées devant nous quatre en train de faire des acrobaties sur les marches. Je n'étais pas à l'aise à l'idée que tous ces mecs nous matent en train de tourner, mais mon côté exhibitionniste était quelque part titillé. Et puis je me suis dit pour finir que c'est ça aussi, s'engager : baiser comme on aime baiser, et le montrer. Ce n'est pas parce qu'on a tous les codes de la féminité et qu'on s'exhibe en train de baiser avec une autre fille qu'on est pour autant disponible pour les mecs hétéros !!!!

Je suis et serai fière d'avoir participé à ce projet.
Je l'ai fait avec mes tripes, avec ma chair, avec des gens que j'apprécie et que je respecte humainement et artistiquement, et avec ma conscience de militante.